Pourquoi la laine ?

Actuellement la laine de mouton est majoritairement exportée en Chine et nous rachetons notre matière première sous forme de produits finis, la plupart du temps de mauvaise qualité et sans aucune traçabilité. La valeur ajoutée nous échappe donc. Le secteur textile, largement sinistré, est délocalisé dans d’autres régions, mais il existe encore de nombreux artisans et PME aux savoir-faire de haut niveau.

Vendue à bas prix sur les marchés mondiaux, la laine est devenue un coût pour les exploitations ovines. Elle participe ainsi au manque de rentabilité de ce secteur, pourtant si nécessaire à notre alimentation, à la préservation de la biodiversité et à l’entretien des paysages.

Les consommateurs sont demandeurs de produits sains, fabriqués dans leurs régions pour y créer de l’activité bénéfique à tous. Il y a une réelle volonté de revenir à une consommation locale et durable.

La laine est une matière noble, naturelle, saine, biodégradable, renouvelable, qui permet de très nombreux usages dans l’habillement, la décoration, la literie, l’ameublement, l’écoconstruction, l’industrie, etc.

C’est pourquoi il nous semble opportun et nécessaire de dynamiser ce secteur et créer une filière pérenne des laines locales dans nos régions. 

 

La laine et ses innombrables vertus naturelles :

  • Isole du froid, du chaud et du bruit ;

  • Résiste au feu ;

  • Absorbe les composés organiques volatils toxiques ;

  • Régule l’humidité ;

  • Protège des UV ;

  • Est saine, hygiénique, antistatique et hypoallergénique.

  • Naturelle

  • Biodégradable

  • Renouvelable

  • Durable

  • Écologique

  • ...

La laine peut donc être utilisée de manière classique, mais peut également être un substitut naturel à des matériaux issus de la pétrochimie (comme les isolants) ou à la fabrication de Géotextile. Cela permettrait de réduire les émissions de CO2 et de promouvoir des matériaux écologiques et durables.  

 

La laine en Wallonie :

 

Dans l’ensemble de la Wallonie, le nombre d’exploitations d’ovins s’élève à un total de 5 489 élevages en 2015 (dont 459 professionnels). On compte environ 40 000 brebis dont 9 000 dans la province de Liège et 11 500 dans la province du Luxembourg. Dans cette région belge, l’élevage ovin constitue fréquemment une activité agricole annexe permettant aux exploitants de générer des revenus complémentaires à l’élevage bovin, largement dominant. C’est pourquoi la Wallonie dispose d’environ 4 fois moins de brebis que la Lorraine malgré un nombre d’éleveurs Professionnels quasi-équivalent à celui de la Lorraine.

 

 

Voici d’abord les 4 races wallonnes:

  • Mergelland

  • Laitier belge

  • Entre-Sambre-et-Meuse

  • Ardennais roux

et les 7 races les plus présentes en Wallonie:

  • Vendéen

  • Texel hollandais

  • Texel français

  • Suffolk

  • Romane inra

  • Ile de france

  • Bleu du Maine

 

La laine provenant de ces différentes races ovines ne présente pas le même intérêt, tant dans sa quantité que dans sa qualité.

 

La laine, un débouché souvent secondaire :

 

Si toute la laine produite par les élevages ovins était récupérée, la quantité de laine qui serait disponible chaque année serait de 49 tonnes dans les provinces wallonnes de Liège et de Luxembourg.

 

La laine constitue un sous-produit des élevages ovins, leurs débouchés principaux demeurant la viande et le lait.

 

Cependant, depuis quelques années, la reconnaissance des vertus et des bénéfices potentiels de la laine de mouton progresse. Ses atouts sont en effet nombreux et ne concernent pas que le secteur du textile 7 :

 

  • Isolation thermique et sonore ;

  • Résistance au feu (meilleure que pour le propylène, le nylon ou encore l’acrylique sur les aspects d’inflammation, de propagation des flammes, d’émission de chaleur et de fumée, d’inflammabilité) ;

  • Absorption de composés organiques volatils ;

  • Régulation de l’humidité ;

  • Protection vis-à-vis des rayons UV ;

  • Propriétés antistatiques ;

  • Propriétés hypoallergéniques.

 

La caractéristique de chaque laine est définie par plusieurs facteurs : gonflant, finesse, élasticité, douceur, capacité de feutrage, longueur ou encore couleur. Suivant celle-ci, la laine sera valorisée d’une manière ou d’une autre, prioritairement dans le textile (entre 60% et 70% de la laine de mouton est exploitée à cet effet en France), mais elle peut également être employée dans l’isolation des bâtiments en éco-construction.

 
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